LA CONFÉRENCE DES OISEAUX SE RACONTE SUR UNE PAGE : GLISSEZ DOUCEMENT VERS LE BAS…

la conférence des oiseaux

Ensemble de musique et théâtre anciens et à venir

« Il ne suffit point de peindre aux oreilles par des sons,
il faut encore peindre aux yeux par des gestes. »

- Jean Blanchet « l’art ou les principes philosophiques du chant » 1756

La Conférence des Oiseaux présente

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L'Étrange Battement de l'Éventail

spectacle musical onirique

  « L’étrange Battement de l’éventail », avec Marie Arnaud Snakkers

    photographie au collodion humide par Baptiste Riera

« Si la musique est la nourriture de l’amour, alors joue, et que le bonheur m’envahisse. Donne m’en à l’excès, pour que, dans la démesure, elle touche mon âme écoutante. »

- Heveningham, Gentleman’s Journal of June 1692, mis en musique par Henry Purcell

Spectacle musical, drôle et émouvant, « l’Étrange Battement de l’Éventail » est construit autour d’improvisations libres et de pièces musicales et littéraires des 17e et 20e siècles. Les textes se mêlent aux pièces musicales jouées à la viole, au luth et au clavecin. Marie Arnaud Snakkers joue et se joue de la gestuelle baroque, brouillant les pistes de l’historicisme. Le geste, omniprésent, est parfois rhétorique, parfois signe, devenant danse lors d’une improvisation pour viole et mains avec Ondine Lacorne-Hébrard.

Dans ce qui ressemble à un songe, commençant et s’achevant dans l’obscurité, on plonge dans l’intimité de courtes histoires, dont certaines sortent tout droit de notre enfance, qui s’enchaînent jusqu’à l’ultime chapitre: un entrainement militaire au maniement de l’éventail, aussi absurde que réjouissant. Les lumières scintillent : éparpillées et versatiles, elles sont actrices de la narration, au même titre que les costumes, les mains, les paroles et les notes.

Enfourche, ô spectateur, les ailes de ton imaginaire et vole de musique en paroles, de fragilité en cruauté, d’émerveillement en nostalgie. Ris et t’attendris d’un âne, d’un œuf, de deux géants et d’une naïve… Au travers d’eux, Il est question de toi, merveilleux, éternel et imprévisible humain, et de l’intime épopée de tes émotions, qui se raconte avec les sons, les mains et les paroles dans la pénombre étoilée de minuscules lumières nomades.

Textes :

«les animaux malades de la peste», Jean de La Fontaine

«les femmes et le secret», Jean de La Fontaine

«le petit chaperon rouge», Charles Perrault

«l’opération de la taille», Marin Marais

«l’âge héroïque», Henri Michaux

«the spectator», extrait :
le maniement de l’éventail, Joseph Addison

Musiques :

Œuvres de Marin Marais, Captain Tobias Humes, Giovanni Girolamo Kapsberger, Antoine Forqueray, Henry Purcell

Improvisations libres

Durée : 1h15 sans entracte

Conception :
Marie Arnaud Snakkers et Ondine Lacorne-Hébrard

Viole de gambe :
Ondine Lacorne Hébrard

Clavecin :
Bastien Terras

Luth et théorbe :
Christoph Sommer

Gestuelle et déclamation :
Marie Arnaud Snakkers

Création décors, accessoires et costumes :
Conception : Marie Arnaud Snakkers

Réalisation :

Andrei V. (cape du lyon),

Pierre-Yves Loup-Forrest (conseils avisés et généreux, et caracos noirs d’Ondine et Marie; caraco du chaperon rouge; corset, veste et baudrier de l’éventail),

Marie Arnaud Snakkers : jupe du renard, culotte de l’âne, jupe des femmes et le secret, jupe et culotte du petit chaperon rouge, chapeau du petit chaperon rouge, costume, chaussure et gants de l’âge héroïque, « poivron » de l’opération de la taille, jupe de l’éventail, accessoires)

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de la gestuelle baroque au geste émouvant

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Dans « l’Étrange Battement de l’Éventail », Marie Arnaud Snakkers utilise la rhétorique gestuelle baroque pour la plupart des textes anciens qui sont présentés. Mais, s’appropriant cet art du discours théâtral, elle s’en échappe ou l’adapte selon les pièces, gardant à l’esprit le mot d’ordre de l’art baroque : susciter des émotions.

C’est ainsi que « l’opération de la taille », de Marin Marais, qui décrit l’opération vésicale que ce dernier a subie, est ici représentée avec pour seuls gestes des mouvements de la tête et des yeux. De même, « l’âge héroïque », texte du XXe siècle, est gestualisé en miniature avec de gros gants ressemblant à de monstrueuses poupées lumineuses, provoquant le rire sur une narration sauvage. Enfin, le geste s’affranchit du texte pour devenir danse dans l’improvisation  pour gants et viole qui marque le centre du spectacle.

Etienne Dubois de bretteville, 1679

Le geste a un effet merveilleux pour donner la force aux expresssions de la voix afin que ce langage muet des mains, des yeux, du visage, de la tête et de tout le corps fasse une puissante impression sur l’esprit, et touche vivement le cœur

Bénigne de Bacilly, 1668

II y a une prononciation forte & plus énergique, qui consiste à donner le poids aux Paroles que l’on récite, & qui a un grand rapport avec celle qui se fait sur le Théâtre & lors qu’il est question de parler en Public, que l’on nomme d’ordinaire Déclamation.

Jacques-Nicolas Paillot de Montabert, 1829

« L’expression est le but : le geste est le moyen; faisons-y bien attention »

 

 

 

 

Marin Marais, suite en la, Ondine Lacorne-Hébrard, viole de gambe, Bastien Terras, clavecin

 

 

 

 

D’Anglebert, passacaille d’Armide, Bastien Terras, clavecin

 

 

 

 

 

 

PortraitMarieRond
PortraitOndineRond
PortraitChristophRond
PortraitBastienRond

Marie Arnaud Snakkers

comédie et gestuelle
décors et costumes

Marie Arnaud Snakkers exerce dans les deux domaines des arts visuels et de la musique. Diplômée de l’École Nationale Supérieure des Arts appliqués et des Métiers d’Arts (Paris), de l’École Nationale Supérieure des Arts Décoratifs (Paris), et du Centre de Musique Ancienne de la Haute École de Musique de Genève (Suisse), en chant lyrique, elle aime à rapprocher ses compétences arts visuels/arts sonores.

Dans le cadre de ses études musicales, elle se forme à la déclamation ancienne et à la gestuelle auprès de Béatrice Cramoix. Depuis, elle a à cœur de promouvoir et démontrer cet art un peu étrange, puissant, très rarement enseigné.

En tant que créatrice graphique et directrice artistique, elle a travaillé en free-lance pour de nombreux organismes internationaux et organismes culturels, principalement en Suisse Romande.

En tant que mezzosoprano elle a travaillé avec différents chefs d’ensembles baroques et médiévaux, tels que Lucien Kandel, Gabriel Garrido, Sigiswald Kuyken ou Francis Biggi.

Le projet de «l’étrange battement de l’éventail» lui donne l’occasion d’une démonstration un peu circacienne de ses champs d’exploration, répondant à son désir ardent de poésie artistique sans frontières, et son attirance gourmande pour le rire.

Ondine Lacorne-Hébrard

viole de gambe

C’est à la suite d’un parcours en piano et violoncelle qu’Ondine Lacorne-Hébrard se spécialise en musiques anciennes à la viole de gambe. Elle se forme auprès d’Émmanuel Balssa à Versailles (où elle a également la chance d’être en lien avec le Centre de Musique Baroque de Versailles), approfondit sa pratique des violes et musiques de la renaissance auprès de Lucas Guimaraes Peres à Tour, puis poursuit ses études au CNSMD de Lyon, dans la classe de Mariane Muller où elle obtient son master en 2015. Durant cette période elle bénéficie, lors de master-classes, des conseils de Philippe Pierlot, Reiner Zipperling, Christophe Coin et Wieland Kuijken. Elle obtient parallèlement sa licence de musicologie à l’Université Sorbonne-Paris IV à Paris.

Les ensembles au sein desquels elle se produit, tels qu’ I Sospiranti, Vedado ou encore la Capella Sanctae Crucis qui travaille autour de manuscrits portugais inédits du 17e siècle, la mènent à jouer à Ambronay, Vezelay, Lyon, Paris... mais aussi en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne, en Italie, au Portugal et en Lettonie dans divers festivals.

Aujourd’hui son répertoire s’élargit encore, puisqu’elle s’est tournée vers la vièle pour interpréter la musique médiévale, sur les conseils de Viva Biancaluna Biffi et Pierre Hamon, mais aussi vers la découverte et le jeu particulier des œuvres contemporaines écrites pour la viole de gambe.

En 2014 elle fonde avec Bastien Terras le duo Volte-Face qui explore le répertoire pour pianoforte et viole de gambe. Ces différentes expériences musicales la mènent naturellement à une communion des styles dans la pratique du soundpainting et de l’improvisation contemporaine, allant de la petite formation à l’orchestre symphonique d’improvisateurs. Sa tendresse pour le dialogue et la rencontre des timbres, des langages, des univers et des époques trouve tout son épanouissement dans « l’étrange battement de l’éventail ».

Christoph Sommer

luth
théorbe
guitare baroque

Né a Lutherstadt Wittenberg (Allemagne), Christoph Sommer a obtenu son diplôme de Master en musique ancienne au Koninklijk Conservatorium de La Haye en 2012. Formé à l’archiluth, au luth Renaissance, au théorbe et à la guitare baroque dans les classes de Nigel North, Mike Fentross, Joachim Held, Xavier Diaz-Latorre et Monica Pustilnik, il s’est perfectionné auprès de Christina Pluhar, Hopkinson Smith et Eduardo Eguez dans l’interprétation de la musique baroque et de la Renaissance.

Il a joué notamment avec la Holland Baroque Society, l’Orchestre Philharmonique de Hamburg (Alessandro di Marchi, Simon Hewett) en collaboration avec le Staatsballett Hamburg (John Neumeier), le Koninklijk Concertgebouworkest Amsterdam (Jan Willem de Vriend), l’Orchestre Philharmonique de Rotterdam (Paul Goodwin), ainsi qu’avec l’ensemble Elyma (Gabriel Garrido). En 2011, il a joué dans la production de “Novello Giasone” de Stradella dirigée par Antonio Greco au Festival Della Valle D’Itria. Il était l’accompagnateur invité pour le stage “Child Soloists” 2012 organisé par la Fondazione Giorgio Cini et dirigé par Pedro Memelsdorff. Il a également participé à des tournées en Allemagne, aux Pays-Bas, en Italie, au Danemark, en France et au Chili avec plusieurs ensembles de musique ancienne.

Christoph Sommer est membre fondateur du jeune ensemble I Sospiranti et de l’ensemble continuiste Sopra il Basso, ainsi que membre du Pera-Ensemble (lauréat de l’Echo-Prize 2012).

Bastien Terras


clavecin

Après des études de piano qui le familiarisent avec un répertoire très large, Bastien Terras découvre le clavecin à l’âge de 19 ans : immédiatement séduit par l’instrument, il décide alors de s’y consacrer pleinement. Formé auprès de Jan-Willem Jansen au Conservatoire de Toulouse, puis auprès de Jean-Marc Aymes et de Dirk Börner au Conservatoire National Supérieur de Lyon où il obtient son master en 2015. il se perfectionne également auprès de Frédéric Haas, Pierre Hantaï et Andreas Staier, lors de master-classes, et approndit aujourd’hui sa pratique de l’improvisation dans le cadre d’un master à Schola Cantorum Basiliensis, à Bâle.

Il se produit régulièrement en concert, au sein d’ensembles ou en récital. Son parcours l’a ainsi amené à participer à plusieurs festivals européens : le MA Fringe Festival de Bruges, le Festival d’Utrecht, le BOZAR music de Bruxelles. En octobre 2013, il participe à l’Orchestre Baroque Français des Jeunes sous la direction de Christophe Coin. En novembre 2013, il obtient le premier prix au concours de clavecin « Paola Bernardi » à Bologne, et donne ensuite plusieurs récitals en Italie.

Il s’est également produit en concert dans un programme d’improvisation à deux clavecins, trouvant dans cette pratique un territoire qui l’enchante. Musicien éclectique, il ne se cantonne pas à la seule musique baroque, mais se tourne également vers les musiques contemporaines et le répertoire classique, pour lesquels il utilise le pianoforte, un autre de ses instruments de prédilection. C’est au pianoforte qu’il a choisi de dialoguer avec la viole de gambe d’Ondine Lacorne Hébrard au sein du duo Volte-face fondé en 2014.

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